fusionner écologie et économie en un seul concept intégré
Points clés : Pour fusionner écologie et économie en un seul concept et intégrer leurs indicateurs sur un même tableau de bord, il faut adopter une approche holistique où les performances financières et environnementales sont gérées ensemble - mais comment ? découvrons quelques pistes 👇
Comprendre l’interconnexion
L’écologie et l’ [[ économie ]] sont liées : l’économie dépend des ressources naturelles, et l’écologie est affectée par les activités économiques. Par exemple, une forêt saine fournit du bois (économie) et maintient la biodiversité (écologie).
Fusionner écologie et économie
Pour ne parler que d’un seul mot, nous devons intégrer l’écologie dans chaque décision économique, en valorisant le capital naturel (comme l’eau, le sol, l’air) dans les bilans financiers. Cela signifie que chaque activité économique doit être évaluée pour son impact environnemental, comme le fait l’économie écologique (Ecological Economics). Par exemple, une entreprise pourrait mesurer le coût environnemental de ses produits aux côtés de leurs profits.
Intégrer les indicateurs
Pour fusionner les indicateurs extra-financiers (comme les émissions de CO2, la consommation d’eau) et financiers (comme le chiffre d’affaires, les marges) sur un même tableau de bord, utilisez des outils comme SAP, qui intègre des données de durabilité dans les processus ERP (SAP Sustainability). Cela permet de voir, par exemple, comment réduire les émissions peut aussi réduire les coûts à long terme.
Saviez-vous que 85 % des plus grandes entreprises mondiales dépendent fortement de la nature pour leurs opérations, selon une étude récente (Nature Dependency) ? Cela montre à quel point leur succès économique repose sur des écosystèmes sains.
Note détaillée
Introduction : L’interconnexion fondamentale entre écologie et économie
L’écologie et l’économie, bien que souvent perçues comme des domaines distincts, sont intrinsèquement liées. L’économie repose sur les ressources naturelles et les services écosystémiques fournis par l’écologie, tels que l’eau potable, le sol fertile et la régulation du climat. Inversement, les activités économiques, comme l’agriculture, l’industrie et le commerce, impactent directement les écosystèmes, influençant la biodiversité et la santé environnementale. Cette interdépendance est essentielle pour la survie et la prospérité humaines, comme le souligne la recherche en économie écologique, qui voit l’économie comme un sous-système des écosystèmes (Ecological Economics).
La rupture artificielle : Une séparation historique
L’humanité a créé une rupture entre écologie et économie, notamment à partir de la Révolution industrielle au 18e siècle, où la croissance économique rapide et la maximisation des profits ont pris le dessus sur les pratiques durables. Cette séparation s’est institutionnalisée avec des théories économiques néoclassiques qui ignoraient la finitude des ressources naturelles et la valeur des services écosystémiques, comme le stockage du carbone par les forêts. Cette dichotomie a conduit à des externalités environnementales, où les coûts écologiques, tels que la pollution ou la déforestation, ne sont pas reflétés dans les prix de marché, exacerbant des problèmes globaux comme le changement climatique et la perte de biodiversité (The Rise and Fall of Ecological Economics).
Pousser les limites : Révélant les liens profonds
Lorsque l’on pousse les indicateurs financiers de l’économie à leurs limites, on aboutit inévitablement à la matière première et à l’énergie, qui sont des composantes écologiques. Par exemple, l’extraction de minerais pour la production industrielle dépend directement des écosystèmes. De même, lorsque l’on pousse les intentions et actions écologiques à leurs extrêmes, on arrive aux flux (eau, énergie, déchets) et à la valeur, qui se retrouvent dans les tableaux de bord financiers des entreprises.
Cette réciprocité montre que les deux domaines ne peuvent être séparés factuellement, comme le souligne la recherche sur l’intégration des services écosystémiques dans les modèles économiques (Linking Ecology and Economics).
Stratégies pour une fusion complète
Pour fusionner écologie et économie en un seul concept, où nous ne parlons plus que d’un mot, plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre :
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Adopter l’économie écologique : Cette discipline, fondée dans les années 1980, traite l’économie comme un sous-système de l’écosystème global, en insistant sur la préservation du capital naturel. Elle rejette l’idée que le capital physique (infrastructures, machines) peut remplacer le capital naturel, promouvant une durabilité forte (Ecological Economics). Cela signifie que chaque décision économique doit inclure une évaluation de son impact écologique, comme le coût en carbone ou la perte de biodiversité.
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Valoriser le capital naturel : Intégrer la comptabilité du capital naturel dans les bilans financiers, en attribuant une valeur monétaire aux services écosystémiques (purification de l’eau, séquestration du carbone). Par exemple, une étude de la Banque mondiale montre comment cela peut être fait pour évaluer l’économie et la nature (The Economic Case for Nature).
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Créer des modèles d’affaires intégrés : Encourager des modèles comme l’ [[ économie circulaire ]], où les déchets sont réutilisés comme ressources, réduisant l’impact environnemental tout en créant de la valeur économique. Des parcs industriels écologiques, comme le Kalundborg Symbiosis au Danemark, illustrent cette approche en partageant des ressources entre entreprises (Eco-Industrial Parks).
Intégration des indicateurs sur un tableau de bord unique
Pour faire rentrer les indicateurs extra-financiers (émissions de CO2, consommation d’eau, biodiversité) dans les indicateurs financiers (chiffre d’affaires, marges, flux de trésorerie) et vice versa, sans séparation, et piloter sur un même tableau de bord, voici les étapes pratiques :
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Identification des indicateurs clés :
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Indicateurs financiers : Chiffre d’affaires, marge brute, flux de trésorerie, retour sur investissement (ROI).
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Indicateurs écologiques : Empreinte carbone (scope 1, 2, 3), consommation d’eau, pourcentage de matériaux recyclés, impact sur la biodiversité.
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Exemple : Une entreprise pourrait suivre le coût par tonne de CO2 émise aux côtés du coût par unité vendue.
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Intégration des données :
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Utiliser des systèmes ERP comme SAP, qui offrent des modules de gestion de la durabilité intégrés aux processus financiers (SAP Sustainability). Par exemple, SAP Sustainability Footprint Management permet d’analyser les émissions de carbone par produit et de les lier aux données financières via des API (Introducing Carbon Accounting with SAP).
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Assurer la standardisation des données, par exemple en normalisant les unités (monnaie pour les finances, tonnes de CO2 pour l’écologie) pour les rendre comparables.
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Conception du tableau de bord :
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Utiliser des outils de visualisation comme SAP Analytics Cloud ou des solutions comme Geckoboard pour créer des tableaux de bord qui affichent à la fois les KPI financiers et écologiques (Sustainability Dashboard Example).
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Exemple de tableau de bord : Une section pour les revenus et les profits, une autre pour les émissions de CO2, avec des graphiques montrant la corrélation entre augmentation des ventes et augmentation des émissions, permettant d’identifier des opportunités d’efficacité.
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Analyse et pilotage intégré :
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Analyser les corrélations, comme l’impact d’une réduction des émissions sur les coûts opérationnels (par exemple, moins d’énergie consommée = moins de dépenses).
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Mettre en place des alertes pour des écarts, par exemple si les émissions dépassent un seuil tout en affectant la rentabilité.
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Études de cas et exemples concrets
Bien que des exemples spécifiques de tableaux de bord intégrés ne soient pas toujours publics, certaines entreprises montrent la voie :
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Patagonia : Intègre la durabilité dans ses décisions financières, utilisant des matériaux recyclés pour réduire les coûts et les impacts environnementaux, bien que leur tableau de bord spécifique ne soit pas détaillé publiquement (Patagonia Sustainability).
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Unilever : Publie des rapports de performance intégrant des données financières et écologiques, comme les émissions de CO2 par rapport aux revenus, mais sans tableau de bord public unifié (Unilever Sustainability Data).
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Étude de cas académique : Une recherche sur une entreprise alimentaire italienne a créé un tableau de bord avec 70 indicateurs environnementaux liés aux récompenses des employés, montrant comment les performances écologiques peuvent influencer les résultats financiers (Creating Environmental Performance Indicators).
Défis et solutions
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Standardisation des données : Les données financières et écologiques proviennent souvent de systèmes différents, nécessitant une normalisation. Solution : Utiliser des frameworks comme GRI (Global Reporting Initiative) pour standardiser les rapports.
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Comparabilité : Les unités diffèrent (euros vs tonnes de CO2). Solution : Créer des indices composites, comme un indice de performance durable combinant profit et empreinte écologique.
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Culture organisationnelle : Les DAF et dirigeants financiers peuvent être réticents à intégrer des indicateurs non financiers. Solution : Montrer des cas où la durabilité améliore la rentabilité, comme des réductions de coûts via l’efficacité énergétique.
Tableaux pour illustration
Indicateur financier | Indicateur écologique | Lien possible |
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Chiffre d’affaires (M€) | Émissions de CO2 (tonnes) | Réduction des émissions peut baisser les coûts énergétiques |
Marge brute (%) | Consommation d’eau (m³) | Moins d’eau utilisée peut réduire les frais de production |
Flux de trésorerie (M€) | Pourcentage de matériaux recyclés | Plus de recyclage peut diminuer les coûts d’approvisionnement |
Outil recommandé | Fonctionnalité | Exemple d’utilisation |
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SAP Sustainability Control Tower | Intégration des données ESG et financières | Analyser les émissions par produit et leur impact sur les marges |
Geckoboard | Visualisation des KPI sur un tableau de bord | Afficher revenus et empreinte carbone côte à côte |
SAP Analytics Cloud | Analyse avancée et rapports intégrés | Corréler les tendances de profit et d’émissions |
Chaque indicateur financier peut avoir des détails extra-financiers. Par exemple, pour les revenus, inclure la satisfaction client (social) qui augmente les ventes, ou pour les coûts, inclure l’efficacité énergétique (environnemental) qui réduit les frais. Voici un tableau détaillant ces correspondances :
Indicateur financier | Indicateur extra-financier | Influence directe | Influence indirecte | Exemple de lien |
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Revenus | Satisfaction client (social) | Plus de satisfaction augmente les ventes. | Bouche-à-oreille positif augmente la part de marché. | Des scores de satisfaction plus élevés corrèlent avec des taux de réachat plus élevés, augmentant les revenus. |
Performance environnementale (environnemental) | Produits éco-responsables attirent des consommateurs verts, augmentant les ventes. | Meilleure réputation de marque attire plus de clients. | Les entreprises avec de meilleurs ratings environnementaux voient une augmentation de 5 % des ventes de consommateurs éco-conscients. | |
Coût des marchandises vendues (CMV) | Efficacité énergétique (environnemental) | Moins de consommation d’énergie réduit les coûts d’utilité. | Technologies éco-énergétiques ont des coûts initiaux mais mènent à des économies à long terme. | Une réduction de 10 % de la consommation d’énergie mène à une réduction de 2 % du CMV si les coûts énergétiques représentent 20 % du CMV. |
Gestion des déchets (environnemental) | Réduit les coûts d’élimination des déchets. | Recycler ou réutiliser les matériaux baisse les coûts d’approvisionnement. | Une gestion efficace des déchets réduit les frais d’élimination de $X par an, baissant directement le CMV. | |
Frais d’exploitation | Engagement des employés (social) | Employés engagés sont plus productifs, réduisant le besoin de personnel supplémentaire. | Moins de turnover sauve sur les coûts de recrutement et formation. | Une réduction de 10 % du turnover sauve $Y en coûts de recrutement, réduisant les frais d’exploitation. |
Pratiques de santé et sécurité (social) | Moins d’accidents réduisent les coûts de compensation et médicaux. | Un environnement sûr booste le moral, potentiellement augmentant la productivité. | Réduire les accidents de travail de 20 % sauve $Z en coûts médicaux et de compensation, baissant les frais d’exploitation. | |
Flux de trésorerie d’exploitation | Gestion des risques (gouvernance) | Bonne gestion des risques prévient les pertes financières, préservant le flux de trésorerie. | Une gestion robuste des risques attire de meilleurs termes d’investissement, améliorant les entrées de trésorerie. | Une gestion efficace des risques évite une perte de $A d’une crise potentielle, préservant le flux de trésorerie. |
Transparence et éthique (gouvernance) | Pratiques éthiques bâtissent la confiance, menant à de meilleurs termes de paiement de clients et fournisseurs. | Éviter les problèmes légaux sauve des coûts et maintient un flux de trésorerie stable. | Des rapports transparents et rapides mènent à des paiements plus rapides des clients, améliorant le flux de trésorerie. | |
Ratio dette/équité | Indépendance du conseil (gouvernance) | Conseils indépendants prennent de meilleures décisions financières, affectant les niveaux de dette. | Bonne gouvernance peut améliorer les ratings de crédit, menant à de meilleurs termes d’emprunt. | Une entreprise avec un conseil plus indépendant a un ratio dette/équité plus bas grâce à une gestion financière prudente. |
Conformité environnementale (environnemental) | La conformité affecte le rating de crédit, influençant les termes d’emprunt. | Non-conformité peut mener à des amendes ou coûts légaux, affectant les niveaux de dette. | Maintenir la conformité environnementale garde le rating de crédit stable, permettant des termes d’emprunt favorables. | |
Retour sur équité (ROE) | Innovation (social et environnemental) | Innovation réussie augmente les profits. | Innovation durable peut ouvrir de nouveaux marchés, augmentant les revenus et profits. | Une nouvelle ligne de produits durables génère $B de revenus supplémentaires, augmentant le revenu net et donc le ROE. |
Engagement communautaire (social) | Relations communautaires positives peuvent mener à des incitations fiscales ou régulations favorables, améliorant les profits. | Une bonne réputation peut permettre des prix premium. | Recevoir un rabais fiscal de $C grâce à l’engagement communautaire augmente le revenu net, boostant le ROE. |
Ce tableau montre comment les indicateurs extra-financiers influencent directement et indirectement les indicateurs financiers, avec des exemples concrets pour illustrer les liens. Par exemple, une réduction de 10 % de la consommation d’énergie peut réduire le CMV de 2 % si les coûts énergétiques représentent 20 % du CMV, montrant un lien quantifiable.
Ouverture
Réintégrer l’écologie et l’économie en un seul concept, géré via un tableau de bord unifié, est non seulement possible mais nécessaire pour une gestion durable. Si vous êtes DAF, financier ou entrepreneur dirigeant intéressé à explorer cette approche, contactez-moi pour discuter de solutions adaptées à votre organisation.
Merci de votre lecture, vous pouvez me contacter sur liut.me
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